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 Surdité, audition et langage
   Diagnostic et appareillage
 
 
 
 
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Les deux grands types de surdité de l'enfant
Les causes et les conséquences de la surdité
Les degrés de surdité
L'audiométrie
Le diagnostic de surdité
L'appareillage
 
01 Les deux grands types de surdité de l'enfant
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- Les surdités de transmission sont dues à des atteintes de l'oreille moyenne et/ou externe. Elles sont fréquentes avec une perte auditive inférieure à 60dB. Beaucoup sont accessibles à un traitement médical et/ou chirurgical

- Les surdités de perception qui sont dues à une atteinte de l'oreille interne (cochlée) ou du nerf auditif.

Elles peuvent être légères, moyennes, sévères ou profondes.

On parle de surdité mixte lorsque les deux atteintes sont associées.

La surdité peut être isolée ou associée à d'autres troubles ou déficits qui doivent être diagnostiqués et traités de manière spécifique.

   
02 Les causes et les conséquences de la surdité
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- La surdité peut être d'origine génétique.

- La surdité peut être acquise suite à une prématurité, une maladie ou à un   traumatisme dans l'enfance ou à l'âge adulte.

On parle de surdité congénitale pour une surdité installée avant la naissance

La surdité de l'enfant compromet l'acquisition et la qualité du langage oral et ce d'autant plus qu'elle est précoce.
On appelle :
- pré linguistique, une surdité apparue avant l'acquisition du langage (avant 18 mois)
- péri linguistique, une surdité apparue pendant la période d'acquisition du langage   (entre 18 et 36 mois environ)
- post linguistique, une surdité apparue après l'acquisition du langage
  (après 3 ans environ).

   
03 Les degrés de surdité
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Les seuils sont obtenus par un examen appelé
audiogramme tonal.

- Déficience auditive légère : la perte tonale moyenne est comprise entre 21 et 40 dB.   La parole est perçue à voix normale, elle est difficilement perçue à voix basse ou   lointaine. La plupart des bruits familiers sont perçus.

- Déficience auditive moyenne : la perte tonale moyenne est comprise entre 41 et 70   dB. La parole est perçue si on élève la voix. Le sujet comprend mieux en regardant les   mouvements labiaux du locuteur. Il existe une gêne selon le bruit et l'éloignement de   la source sonore.

- Déficience auditive sévère : la perte tonale moyenne est comprise entre 71 et 90 dB.   La parole est perçue à voix forte près de l'oreille. Les bruits forts sont perçus.

- Déficience auditive profonde : la perte tonale moyenne est comprise entre 91 et 100   (premier degré), entre 101 et 110 dB (deuxième degré), entre 111 et 119 dB   (troisième degré). Aucune perception de la parole. Seuls les bruits graves très   puissants sont perçus. Ils sont rarement identifiés.

- Déficience auditive totale ou cophose : la perte moyenne est de 120 dB. Rien n'est   perçu.

   
04 L'audiométrie
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L'audiométrie se fait à travers différents tests par le médecin ORL, l'audiométriste ou le phoniatre pour évaluer la perte d'audition. Les tests se pratiquent en cabine insonorisée et permettent de déterminer le degré et le type de la surdité.

Après avoir vérifié les conduits auditifs, l'examen se déroule en 2 temps :

L'audiométrie tonale :
des sons d'intensité croissante sur diverses fréquences sont transmis au patient par l'intermédiaire d'écouteurs. Pour les grands enfants et les adultes, dès que le patient perçoit le son, il lève la main pour avertir le médecin.
Pour le jeune enfant qui ne peut participer, cela nécessite un travail d'observation et d'interprétation qualitative de la part du professionnel. Les réponses aux tests sont données par des attitudes réflexes.

L'audiométrie vocale :
on diffuse des mots calibrés à une intensité donnée. Le patient doit les répéter avec le moins d'erreurs possibles. Plus le nombre d'erreurs est élevé, moins la compréhension est bonne.

Les résultats obtenus sont transcrits sur des courbes ou audiogrammes.

Pour l'audiogramme tonal :
L'axe vertical représente la perte exprimée en décibels (dB). Plus on s'éloigne de 0 dB, plus la perte est importante.
Sur l'axe horizontal on a les fréquences en hertz (Hz). Plus on est sur la droite du graphique, plus les sons examinés sont aigus.

On calcul le degré de surdité sur les fréquences 500, 1000, 2000 hertz. On ajoute les valeurs en décibels et on divise la somme par 3.

Exemple d'audiogramme tonal (surdité sévère) :


Remarque :
La zone conversasionnelle (champ de la parole) se situe :
> Entre 30 et 40 dB
> Et entre 500 et 4000 Hz

Pour l'audiogramme vocal :
Le professionnel teste l'intelligibilité à travers la réception de mots.
L'axe vertical représente le pourcentage de bonnes réponses.
L'axe horizontal représente l'intensité du son stimulant en décibels.

3 valeurs sont recherchées sur une courbe d'intelligibilité :

- Le seuil d'intelligibilité (en dB) :
  point de croisement de la courbe avec le seuil des 50 % d'intelligibilité.
  Pour la courbe 2, l'enfant a 50 % d'intelligibilité à une intensité de 27 dB.

- Le pourcentage de discrimination :
  c'est le pourcentage de mots compris à un niveau d'intensité situé 35 dB au-dessus du   seuil d'intelligibilité. Il n'a un intérêt qu'en cas d'atteinte neuro-sensorielle.

- Le maximum d'intelligibilité (en %) :
  il est défini par l'ordonnée du point maximum de la courbe.

Exemple de courbes :
Courbe 1 : Audition normale
Courbe 2 : Surdité de transmission
Courbes 3 et 4 : Surdité de perception

Attention :
l'audiogramme peut se modifier dans le temps, une surveillance régulière est donc nécessaire.

   
05 Le diagnostic de surdité
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Pour que le diagnostic soit fiable et précis un bilan complet est nécessaire.
Un seul examen n'est jamais suffisant pour faire un diagnostic de surdité chez un enfant.

Les examens suivants peuvent être proposés par le médecin :
- un questionnaire sur les antécédents de l'enfant et de sa famille
- une étude du développement de la parole et du langage
- un examen ORL
- l'examen de l'impédancemétrie (résistance du tympan et de la chaîne des osselets)
- les otoémissions acoustiques provoquées (vibrations émises par la cochlée lors d'une simulation acoustique)
- l'audiométrie tonale et/ou vocale

Si la surdité de perception est confirmée, on adapte rapidement un appareillage.
L'enfant fera l'objet d'un suivi ORL et audiologique régulier.

Si les parents le souhaitent, on peut pratiquer un bilan étiologique pour rechercher la cause de la surdité.

   
06 L'appareillage
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Les prothèses auditives
On essaie toujours d'adapter des prothèses auditives (ou appareils de correction auditive ) dans un premier temps. Elles modifient les sons environnants pour qu'ils soient mieux perçus par l'oreille déficiente.
L'appareillage est choisi, adapté et réglé par un audioprothésiste qui agit sur prescription médicale. L'appareillage d'un jeune enfant est beaucoup plus délicat que celui d'un adulte ; il est donc souhaitable de choisir un audioprothésiste spécialisé dans l'appareillage de l'enfant.




Plusieurs séances sont nécessaires pour obtenir un réglage satisfaisant.
L'audioprothésiste doit travailler en collaboration avec les autres membres de l'équipe spécialisée qui suit l'enfant et avec ses parents.


L'implant cochléaire
Il nécessite une intervention chirurgicale et est réservé aux enfants qui ont une surdité qui ne permet pas de pouvoir bénéficier des prothèses externes.
Un implant cochléaire comprend un micro qui capte les sons, un microprocesseur (petit boîtier ou contour d'oreille) qui code ces sons et les envoie par l'intermédiaire d'une antenne à des électrodes insérées dans la cochlée, qui stimule directement le nerf auditif. Il s'agit d'impulsions électriques et non de signaux acoustiques.





           


Voir la rubrique
"Le LPC et l'implant"et sur le web :


CIDF
Cochlée Ile-de-France
Association de parents d'enfants sourds implantés cochléaires.

http://www.cochlee-asso.com

   

Lire le témoignage de Maxime Louineau, implanté le 12 juillet 2007.
 > Témoignage de Maxime(document PDF)

   

ALPC 2010
  Association nationale pour la promotion et le développement de la Langue française Parlée Complétée 
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