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Témoignages de trois adultes ayant bénéficié du LPC depuis leur enfance. Ils racontent leur vision du LPC de "l'intérieur", comment ils ont appris a maîtriser la langue française.
 
01
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03
Témoignage d'Ariane Bazureau
Témoignage de Jérémie Boroy
Témoignage de Maxime Louineau

 

01 Témoignage d'Ariane Barureau
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Ariane, 28 ans, sourde profonde du 3eme groupe, est ingénieur de recherche dans le cadre d'un contrat " Post-Doc " dans un laboratoire du CNRS.

Pour Ariane, cette réussite masque cependant un parcours chaotique dont elle ne se cache pas.

Comment vos parents ont-ils réagi à l'annonce de votre surdité ?

Quand mes parents, qui sont entendants, ont découvert ma surdité, j'ai été tout de suite appareillée (avant 1 an). Ils ont essayé plusieurs méthodes, avant d'opter pour la Langue française Parlée Complétée, que je pratique parfois. Ma mère s'est mise à coder, mais pas mon père. Je lisais sur ses lèvres. Petite, j'ai été suivie par des orthophonistes, des audioprothésistes, des ORL… Et je continue à les consulter.

Quelles sont vos premières années de scolarité ?

Toute ma scolarité s'est déroulée en milieu entendant, mes parents estimant que mon élocution était suffisamment claire pour que j'entre en école ordinaire. Une véritable intégration sauvage ! Les enseignants, avertis de ma surdité, me plaçaient au premier rang, sans plus. A vrai dire, on leur a forcé un peu la main ! Je ne pouvais pas tout faire comme les autres élèves, alors, pendant la dictée, je faisais des exercices adaptés. A la maison, ma mère me faisait refaire les cours. J'allais trois fois par semaine aux séances d'orthophonie. J'avais énormément d'activités de loisir : gymnastique, peinture, natation, danse…

Comment se sont déroulées vos études ? Puis votre vie professionnelle ?

Après un bac C, j'ai suivi des études de physique à la faculté d'Orsay. Je me suis spécialisée dans l'étude de l'atmosphère avec une thèse d'université. Pour la soutenance orale de ma thèse, j'ai dû reprendre des séances d'orthophonie afin d'améliorer mon élocution et ma prononciation. Actuellement, je travaille dans un laboratoire du CNRS où mon travail consiste à analyser des mesures satellitaires, essentiellement par ordinateur : ce qui convient très bien avec mon handicap. Ma vie professionnelle implique une collaboration étroite avec d'autres chercheurs : en un mot, savoir parler anglais, pour présenter mon travail et pour communiquer avec mes collègues, et pour voyager lors des missions scientifiques (Italie, Suède, Etats-Unis). Apprendre la LPC en anglais s'est révélé utile pour améliorer ma lecture labiale.
Qu'en est il advenu pour vous de la langue des signes ? et de la LPC ?
Il est vrai que la lecture labiale ne restitue pas tout ce qui est dit, c'est pourquoi je pratique la LPC avec mon frère et quelques amis sourds. Avec mes collègues, la lecture labiale reste l'unique moyen de communication. J'ai été initiée à quelques notions de la langue des signes par une amie de lycée, entendante mais j'ai arrêté depuis.

Quels obstacles rencontrez-vous ?

Je suis bien intégrée dans mon " métier ". Mais il reste beaucoup d'obstacles : je rencontre dans la vie quotidienne des situations gênantes : les messages sonores dans le métro me sont inaccessibles, alors, il faut demander à un passant…A l'exception de certaines gares SNCF ou RER, où il y a des écrans informatifs.

Et dans votre vie personnelle, vos loisirs ?

La surdité vous apprend à être débrouillard. Il faut s'adapter à n'importe quelle situation : quitter sa famille, habiter seule, se déplacer à l'étranger ... Il m'arrive des mésaventures amusantes : par exemple, chez moi, le robinet a coulé toute la nuit sans que je m'en aperçoive… Je ne peux pas téléphoner, alors je dois demander à un collègue de prendre des RDV au téléphone pour moi. Au cinéma, les films français ne sont pas sous-titrées, ce qui m'oblige à ne voir que des films étrangers en V.O.… En tant que présidente d'une association, l'AFIDEO, j'essaye de faire évoluer les choses, de prévoir des structures adaptées, de promouvoir le sous-titrage des films français au cinéma et des émissions à la télévision.

(Témoignage présenté dans la revue de l'ONISEP, Réadaptation numéro 497 de janvier 2003)

   
02 Témoignage de Jérémie Boroy
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Je suis Jérémie Boroy, j'ai 25 ans et suis originaire de Caen, en Normandie. Je suis sourd de naissance, profond du premier groupe. Ma surdité bilatérale a été dépistée à l'âge de 18 mois et j'ai été immédiatement appareillé.
Mes parents sont entendants et enseignants. J'ai une sœur, Jessica, qui a 19 ans et qui est aussi sourde, profonde du 2ème groupe. Elle est étudiante à l'école des Beaux-Arts de Caen.

Mon parcours, sous l'angle de ma surdité

Je n'insisterai pas sur ma petite enfance, elle est très classique et commune à beaucoup d'enfants sourds, on a sorti l'artillerie lourde dont je vous passe les détails : audioprothésiste, orthophoniste, psychologue et j'en passe !
Un détail quand même… : dès l'annonce de ma surdité, mes parents se sont interrogés pour se demander comment ils allaient communiquer avec moi dans leur langue, c'est-à-dire en français. L'objectif était que le français soit ma langue maternelle.
Ca tombait bien, " communiquer ", le petit bulletin associatif de l'ANPEDA, venait de faire un compte-rendu d'une conférence du Docteur Cornett qui était venu en France présenter sa trouvaille : la Langue française Parlée Complétée. L'article de " communiquer " reproduisait les clefs de ce code phonétique. Mes parents s'y sont donc collés et une semaine plus tard, ils me codaient leurs premières phrases. Il faut reconnaître qu'en 1978, il s'agissait surtout d'y croire.

J'ai démarré ma scolarité en totale intégration dès l'école maternelle, jusqu'au lycée. Je n'ai pas eu de codeur (intervenant pratiquant la Langue française Parlée Complétée) avant le lycée, où j'ai demandé à en avoir un pour quelques heures par semaine. Du point de vue de ma surdité, cette intégration s'est très bien passée.
Ensuite, je suis passé à la deuxième étape de cette intégration, en allant à l'Université. C'était un peu plus délicat, car j'étais dans un univers un peu moins " protégé ", où il m'a fallu compter un plus sur moi-même que sur les enseignants pour espérer suivre un minimum. A la fac, j'y ai fait un peu de tout, peut-être parce que je ne savais pas trop ce que j'allais faire, mais surtout parce que finalement, je ne suis pas bon en tout ! J'ai fini par décrocher une licence de communication politique. Actuellement, je termine mes études à Sciences Po, l'Institut d'Etudes Politiques de Paris.
En parallèle, et on passe à la troisième étape de mon intégration, j'ai démarré mon parcours professionnel par le journalisme. J'ai été journaliste pour l'hebdomadaire d'un parti politique, où je suivais l'actualité parlementaire. Cette expérience de deux ans fut particulièrement riche, mais surtout formatrice dans le sens où mon travail et ma surdité n'étaient pas toujours très compatibles. Je me suis souvent retrouvé dans des situations assez handicapantes (rédiger des compte-rendus de débat, faire des interviews de personnes à qui je ne pouvais pas toujours demander de recommencer parce que je n'avais rien compris). J'ai donc profité de cette expérience pour apprendre à résoudre certaines situations de handicap mais aussi pour connaître mes propres limites. Depuis trois ans, je suis assistant parlementaire à l'Assemblée nationale où je travaille auprès de députés. Là aussi, l'essentiel du travail repose sur la communication ; mais ça se passe vraiment très bien et surtout, je suis dans mon élément.
Plus récemment, j'ai vécu une nouvelle expérience qui m'a apporté énormément. Je me suis présenté à une élection cantonale en mars 2001. Ce fut fabuleux, pas seulement d'un point de vue politique parce que je suis arrivé au deuxième tour, mais aussi par rapport à ma surdité. Vous l'imaginez bien, pendant toute la campagne électorale, cette surdité a été mise à l'épreuve. Il s'agissait d'un canton rural, avec des gens de la campagne à qui il fallait faire accepter l'idée qu'un candidat puisse être sourd et qu'il était tout à fait possible de voter pour lui ! De plus, sans connotation péjorative de ma part, à la campagne, on s'exprime souvent de manière peu intelligible, avec de temps en temps, une tendance au patois… ce qui n'était pas pour me faciliter la tâche ! Les réunions publiques, le porte-à-porte, les permanences, les relations presse, les rencontres avec les électeurs sur le marché etc… autant de situations de véritable stimulation où en matière de communication, j'avais plutôt intérêt à m'accrocher ! Comme tout à l'heure, le bilan " solutions aux situations de handicap et propres limites " m'est très bénéfique. Résultat des courses : je suis pressé de recommencer.

Quel est mon regard sur la Langue française Parlée Complétée ?

C'est très simple. Je viens de vous présenter rapidement mon parcours et mes choix professionnels. Ces choix auraient pu être autres. Mais en fait, ce sont mes choix.
Au fond, qu'il y a-t-il de plus important que d'avoir la liberté de choisir ? Et pourquoi j'insiste sur cette liberté de choix ? Parce que pendant longtemps, trop longtemps, on a considéré les personnes sourdes inaptes à exercer un bon nombre d'activités et on a eu plutôt tendance à faire des choix à leur place, et ces choix étaient restreints.
Or, en ce qui me concerne, je n'ai jamais eu le sentiment que ma surdité m'empêcherait de faire ce que j'ai envie de faire. Ce qui ne veut pas dire que je ne me retrouve jamais en situation de handicap du fait de ma surdité. Loin de là ! Mais j'ose penser que lorsqu'on vit bien sa surdité, on peut être en mesure de surmonter (ou de contourner) ces situations de handicap.
J'en viens au sujet : pour justement être libre dans mes choix, il m'a fallu quelque chose d'essentiel : la langue française. La possibilité que j'ai de comprendre le français, de me faire comprendre en français, de lire et écrire en français, de penser en français, cette possibilité-là, elle est bien évidemment LA condition sine qua non de ma liberté de choix. Vous remarquerez que la même problématique se pose pour tout le monde, sourd ou non…
Je ne sais pas si sans la LfPC, j'aurais eu les mêmes possibilités. Mais il est certain que la LfPC m'a facilité les choses et il m'arrive souvent de penser à ce qu'aurait été mon quotidien sans LfPC : sans doute pénible, fatiguant, décourageant, au lieu d'être, comme l'est justement la LfPC : fluide, reposant et stimulant.
Vous comprendrez donc que je sois particulièrement attaché aux possibilités et aux enjeux de la LfPC, ou plutôt de l'accès à la langue française.

Dans la combinaison :
- faire parler l'enfant sourd,
- faire entendre l'enfant sourd,
- faire accéder l'enfant sourd à la langue,
on privilégie encore souvent les deux premiers impératifs. Je pense que le troisième, l'impératif de l'accès à la langue, doit être le premier. Sans bien entendre, même si ce n'est pas toujours facile, on peut toujours se débrouiller. Sans bien parler, même si ce n'est pas toujours commode, on peut toujours s'en sortir. Sans la langue, en revanche, on ne peut rien du tout.

De façon plus personnelle, je dirai aussi qu'à des projets confus, dont on ne mesure pas les conséquences à long terme pour l'enfant sourd, il faut oser préférer des projets clairs aux objectifs bien affirmés. Le projet LfPC, avec code à la maison et intégration scolaire est un projet clair.

J'ai eu la chance de bénéficier de ce projet stimulant et efficace. Maintenant, à mes yeux, le but du jeu est que l'accès à la langue française pour les jeunes sourds ne relève plus de la chance mais de la réalité.

(Témoignage présenté lors du congrès européen du LPC les 2 et 3 février 2002 à Bruxelles)
   
02 Témoignage de Maxime Louineau
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Je m'appelle Maxime, j'ai 24 ans. Je suis sourd profond du 3ème groupe suite à une méningite contractée à l'âge de 2ans et demi. Je porte des appareils auditifs analogiques qui m'apportent surtout du bruit mais qui ne me servent pas à grand chose pour compléter la lecture labiale. Et pourtant, j'apprécie de percevoir quelques impressions sonores.
Je commence à envisager l'implant depuis que j'ai lu des ouvrages sur la question.
Après une maîtrise de sciences économiques, mention analyse et politique économiques, j'ai obtenu mon DEA d'épistémologie économique à Paris en octobre 2002. Depuis septembre 2002, je suis professeur contractuel à l'Institut National de Jeunes Sourds (INJS) de Metz.
J'enseigne les mathématiques et la physique à des élèves de BEP et de CAP. J'assure également des interventions en français codé auprès de jeunes enfants en CP et en maternelle.
Mes parents ont découvert l'outil LPC lorsque j'avais 4 ans, un an et demi après la maladie. J'avais complètement perdu l'usage de l'ouïe et de la parole. N'entendant plus rien, j'étais devenu muet. Ne percevant plus rien, je ne pouvais pas percevoir le français oral qui était parlé à la maison. A cette époque, le LPC, outil de la communication en français oral était encore mal diffusé.

Mes parents ont alors entamé un vrai parcours du combattant pour réunir des informations sur la surdité : lecture d'ouvrages spécialisés, déplacements à l'étranger, contacts avec d'autres familles. Lorsqu'ils ont découvert le LPC, ils en comprirent immédiatement l'utilité. J'allais enfin pouvoir percevoir tout ce qu'ils disaient et découvrir leur langue.
Ils avaient également compris que si je ne maîtrisais pas le français, je n'aurais pas pu devenir autonome en lecture. C'est pourquoi ils m'ont toujours parlé en français en y ajoutant le code LPC pour que je puisse tout lire sur leurs lèvres.
Ils m'ont ainsi transmis leur langue, ma langue maternelle, l'histoire de ma famille, les recettes gastronomiques de notre région, nos vins, la façon de les boire, les traditions, les légendes, bref tout ce qu'ils transmettaient spontanément à mon frère entendant.
Leurs idées, leur expérience, leurs réflexions sur les petits malheurs et les grandes peines, leurs doutes sur les questions existentielles mais aussi le bonheur et la joie de vivre. Ils ont même pu me parler de musique : de la musique classique et du jazz qui est leur musique préférée. C'est ainsi que j'apprécie d'aller à des concerts même si je n'entends pas bien.
Mon frère entendant a été -lui aussi - très présent dans mon enfance. Nous avons évidemment partagé tout ce que deux frères partagent habituellement : jeux, bagarres, plaisanteries mais nous nous sommes toujours beaucoup parlé. Parfois, je le fais répéter mais nous sommes tellement habitués l'un à l'autre que nous oublions mon handicap. Sa présence a toujours été un bonheur pour moi.
Et j'ai l'impression que moi aussi je lui ai apporté quelque chose d'important : mon handicap l'a probablement rendu plus tolérant.
Mon père, professeur d'allemand, me transmit son amour des belles lettres. Il me proposa de beaux livres et m'encouragea à les lire avec un crayon pour acquérir du vocabulaire. Je le remercie de sa constance car aujourd'hui j'ai du plaisir à chercher dans le dictionnaire le sens d'un mot inconnu.

J'ai surtout du plaisir à lire. En fait j'aime les mots.

Une anecdote à propos de mon enfance : mes parents nous emmenaient, mon frère et moi, nous promener sur les bords de la Loire ; souvent nous traversions une agglomération : les Ponts-de-Cé, et mes parents nous disaient : " on va à côté des Ponts-de-Cé se balader ".
Un jour j'ai remarqué une statue au milieu du pont, mes parents m'expliquèrent que c'était un chef gaulois à qui César avait imposé la construction de deux ponts ; un an plus tard, les ponts étaient construits mais les gaulois n'avaient pas fini d'inscrire le nom : " ponts de César " quand César tua le chef gaulois; depuis les ponts s'appellent " ponts-de Cé ".
Ce fut à ce moment là que je saisis l'importance des mots, tout ce qu'ils véhiculent et leur puissance d'évocation. Mes parents m'ont transmis d'innombrables anecdotes de ce genre que j'aimais raconter à mes amis.

Mes parents ont toujours pu me parler français grâce au LPC, je n'étais plus " sourd au français ". Certes, je suis sourd ; j'ai un handicap lourd qui m'a apporté beaucoup de difficultés et m'en apporte encore aujourd'hui, mais la surdité fait partie de ma personnalité; je dois trouver l'énergie de l'accepter.

Mais grâce au français, j'ai pu gommer au maxi-mum la plus lourde conséquence ce cette surdité.
Je lis, j'écris et je parle le français.
Je tiens à remercier tous ceux qui m'ont fait ce cadeau. " Cadeau " car cette aisance en français m'a permis de développer mes passions : l'histoire, l'astronomie, la biologie, la philosophie. " Cadeau " car cette aisance en français me permet de me sentir partout à l'aise.
Cette aisance, je la dois aux personnes qui ont codé pour moi.
A Angers, ma ville natale, j'ai effectué presque toute ma scolarité en intégration individuelle avec l'aide d'un codeur : intégration partielle en primaire puis totale au collège. J'ai eu la chance de trouver sur mon chemin des professeurs qui m'ont immédiatement accepté.
Au collège, j'ai véritablement commencé à m'intégrer et à avoir des amis entendants ; certains ont même appris à coder et codent encore aujourd'hui, même si on se voit moins.
Je garde aussi un bon souvenir du lycée ; c'est ma mère qui a dû coder tous les cours pour moi à cette époque parce que le centre spécialisé s'était opposé à l'intégration ; je ne peux que la remercier d'avoir abandonné son travail pendant 10 ans pour suivre les cours avec moi, tout en agissant avec mon père pour faire avancer les choses, puisqu'ils n'ont pas hésité à porter l'affaire devant les tribunaux afin que plus aucune institution ne puisse refuser d'appliquer la loi sur l'intégration.

A l'université, j'ai bénéficié d'un codeur professionnel 20 heures par semaine. J'y ai passé 5 années enrichissantes et effectué des parcours divers : DEUG de MASS (mathématiques appliquées et sciences sociales), licence et maîtrise de Sciences économiques (mention analyse et politique économique) et ensuite un DEA de philosophie que je viens d'achever.

Aujourd'hui, j'enseigne à l'INJS de Metz. J'adore ce travail.

Je dédie ce témoignage au Dr Orin Cornett, inventeur du cued speech, disparu depuis peu.
Thank you very much, Mr Cornett !

(Témoignage présenté au stage d'été le mercredi 2 juillet 2003)
   

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